Vic.

Vic.

Un canyon se creuse dans mon coeur.

Je viens de recevoir « l’appel ». 

Je dois dire adieu à la femme de ma vie.

Victoire. 

Grand-m’man. Ma marraine aussi. Pis pas juste sur les papiers. Fée marraine.

Tu m’as vu naître, tu m’as prise dans tes bras dès mes premières minutes de vie et ça y était, on s’aimait. On s’adorait.

Dès qu’on s’est connues, tu as compris qui j’étais et ce qui m’habitait. Heureusement que tu étais là.

Je n’ai jamais connu d’endroit plus sécurisant que l’espace où je m’asseyais par terre entre tes minuscules mollets quand j’étais enfant et qu’on regardait la télé dans ton salon. Je m’y installais, tu me squeezais avec tes petites jambes pendant que je te préparais des cigarettes avec ta petite machine, mon passe-temps préféré. Tu m’avais squeezée très fort quand on avait loué Terminator 2, t’en souviens-tu ?

Je me rappelle, toute petite, être assise collée contre toi à l’aréna pour regarder les matchs de hockey. C’est avec toi que je suis devenue follement passionnée de ce sport et c’est sans doute ce qui me donne envie aujourd’hui de passer des soirées entières à regarder des matchs. Je t’imagine peut-être là, sur mon divan, à côté de moi, je t’entends peut-être joindre ta voix à la mienne pour crier des « tabarnac » aux arbitres lorsqu’ils font des mauvais call

J’aimais tant m’asseoir sur la même chaise que toi dans ta cuisine trop emboucanée. J’étais si fière d’être celle qui allait remplir ton verre de Pepsi…mais j’étais surtout fière de t’aider à jouer aux cartes jusqu’aux petites heures du matin. Tu me faisais  habilement croire que j’étais celle qui t’aidait à remporter les parties de Canasta. Ça me rendait donc heureuse ! Et quand on perdait, je devenais aussi fâchée que toi…mais c’était pas notre faute, les autres brassaient mal en maudit. 

Merci de m’avoir éclairée plus d’une fois en m’offrant de précieux livres qui m’ont aidée à devenir qui je suis. 

Merci aussi d’être restée assez longtemps pour connaître ma fille. Elle sait maintenant c’est qui la plus tannante des tannantes. Elle te le disait encore il y a trois semaines quand tu ne lui lâchais pas le nez pendant qu’elle essayait de manger. Tannante.

Pis merci pour tout le reste.

Mon côté baveux, il vient de toi. Ma tête de cochon aussi. Mon envie de kicker les obstacles qui se mettent dans mon chemin pour m’empêcher de réaliser mes rêves aussi. Mes yeux. Mon amour inconditionnel pour Gallagher et ces autres petits joueurs plein de fougue qu’on aime donc. 

Tu dois être en train d’escalader les nuages pour monter dans le ciel, je t’y verrai peut-être ce soir. Arrange-toi donc pour flasher, ma belle étoile. De toute façon, ça ne te ressemble pas beaucoup de passer inaperçue…

Je t’aime, t’as pas idée.

 

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